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25offres Ă  partir de 4,57 €. Grande Guerre Chemin des Dames 1917. Ign. 4,8 sur 5 Ă©toiles. 16. Carte. 7 offres Ă  partir de 8,00 €. La bataille de la Marne. Pierre Miquel. AOulches-la-VallĂ©e-Foulon, le Centre d’accueil du visiteur du Chemin des Dames propose un accueil touristique pour l’ensemble des sites du Chemin des Dames dont le complexe souterrain de la Caverne du Dragon, site emblĂ©matique des combats de la Grande Guerre qui se trouve 14 mĂštres sous terre.. Table numĂ©rique XXL, frise chronologique gĂ©ante interactive, LeChemin des Dames pour les Français c’est la bataille de la Somme des Anglais : le massacre de toute une gĂ©nĂ©ration ! Le 16 avril 1917 Ă©tait un lundi sanglant , les tirailleurs sĂ©nĂ©galais unis avec leurs frĂšres blancs furent massacrĂ©s en masse pour que des hauts gradĂ©s d'Ă©tat-major gagnent quelques Ă©toiles en plus AchetĂ© en 1999, relu cette semaine pour le Centenaire. Pendantla guerre de 1914-1918, le dĂ©partement de l’Aisne est traversĂ© par le front de l’ouest. Le Chemin des Dames est une ligne de crĂȘte entre les vallĂ©es de l’Aisne et de l’Ailette. Sa situation et ses carriĂšres souterraines en font une vĂ©ritable forteresse. AvecVerdun ou la Somme, le Chemin des Dames est l'un des grands champs de bataille de la premiĂšre guerre mondiale. Pendant quatre ans, depuis les premiĂšres semaines de la guerre et jusqu'aux derniers jours du conflit, des hommes sont tombĂ©s par dizaines de milliers sur les flancs ou les crĂȘtes de ce fameux plateau qui domine la vallĂ©e de l'Aisne. Ces combats se Nouveau Site De Rencontre Gratuit Non Payant. AccueilCultureMusique En partenariat avec Qobuz, plateforme musicale haute qualitĂ© PubliĂ© le 16/04/2017 Ă  0800 VIDÉO - En 1917, Ă  la suite de la terrible dĂ©faite des alliĂ©es lors de la bataille du Chemin des dames, hommes se sont engagĂ©s dans une mutinerie entonnant leur hymne, longtemps censurĂ©, Ă  la fois polĂ©mique et engagĂ©. C'est Ă  Craonne, sur le plateau, qu'on doit laisser sa peau, car nous sommes tous condamnĂ©s, c'est nous les sacrifiĂ©s» chantaient en chƓur quelque mutins Ă  la suite de la terrible dĂ©faite des alliĂ©s lors de la bataille du chemin des dames. Pour la premiĂšre fois dans l'histoire de la France La chanson de Craonne sera entonnĂ©e lors d'une cĂ©rĂ©monie militaire. Un Ă©vĂ©nement de taille et symbolique qui fĂȘte le centenaire de cet restes d'un soldat anglais sur le Chemin des Dames Rue des Archives/Rue des Archives/BCAL'origine de la chanson est assez floue, elle aurait Ă©tĂ© Ă©crite entre septembre 1914 et septembre 1915. Elle apparaĂźt sous le nom de La Chanson de Lorette, avec comme sous-titre complainte de la passivitĂ© triste des combattants». Mais elle fut interdite et censurĂ©e par le commandement militaire Ă  cause de ses paroles contre les combats Huit jours de tranchĂ©e, huit jours de souffrance», de son appel Ă  la mutinerie On va se mettre en grĂšve» et de son engagement d'extrĂȘme gauche et ses phrases anti-patronat Ce s'ra votre tour, Messieurs les gros, De monter sur le plateau».Ces caractĂ©ristiques en font une chanson Ă  tendance polĂ©mique. Le 1er juillet 2016, le secrĂ©taire d'État français des Anciens Combattants Jean-Marc Todeschini a refusĂ© que soit entonnĂ© le chant des soldats lors de la cĂ©rĂ©monie d'anniversaire commĂ©morant les cent ans de la bataille de la Somme. Le dĂ©putĂ© du PCF Jean-Jacques Candelier a quant Ă  lui dĂ©noncĂ© un nouvel affront qui sonne comme une insulte de plus pour les descendants des victimes».Tragiquement populaireLa chanson n'a cessĂ© d'Ă©voluer au fil du temps en fonction des affrontements. Mais elle prit de l'ampleur en 1917 lors de la dĂ©faite du chemin des Dames. Les erreurs cumulĂ©es par le gĂ©nĂ©ral Nivelle en plus de la malchance intempĂ©ries et fuites des infos firent perdre hommes aux AlliĂ©s, blessĂ©s ou morts, pour une avancĂ©e ville de Craonne en 1917 Ă  la suite d'affrontements. Rue des Archives/©Rue des Archives/RDACet Ă©vĂ©nement tragique, bĂ©nĂ©ficia Ă  PĂ©tain qui devenu cĂ©lĂšbre pour ĂȘtre l'homme redonnant le moral aux troupes françaises d'une main de fer. Il fit exĂ©cuter 57 hommes pour l'exemple et en condamna 554 Ă  mort. Mais rappelons aussi que Craonne fut totalement dĂ©truite au cours de la Grande marĂ©chal aprĂšs cette terrible dĂ©faite dĂ©cida de changer les tactiques de l'armĂ©e française, se concentrant sur la dĂ©fense, dĂ©laissant les assauts au profit d'une autre conception tactique L'artillerie conquiert, l'infanterie occupe». Ce choix permis aux AlliĂ©s d'attendre l'arrivĂ©e des musique de la Chanson de Craonne est basĂ©e sur l'air de la chanson Bonsoir M'amour et est souvent jouĂ©e sur un air de valse musette. Mais c'est une chorale qui l'interprĂ©tera lors de la journĂ©e de commĂ©moration. Elle rappellera peut-ĂȘtre la maniĂšre dont nos soldats la chantaient. Le Chemin des Dames 1914-1918 extraitPublished on Nov 30, 2015No descriptionSomogy Ă©ditions d'Art Faire une recherche chez notre partenaire 45 HĂ©bergements de vacances - Ordre d'affichage ProximitĂ©/distance GĂźte de l'Ailette avec vue sur le lac de l'ailette Ă  Neuville sur ailette Tarifs de 590 Ă  750 euros par semaine Ajouter Ă  ma sĂ©lection de favoris / Comparer " Grande maison individuelle de 220m2 en pierre situĂ©e dans l'aisne avec vue sur le lac de l'ailette situĂ©e Ă  500m de l'entrĂ©e du center parcs de l'Ailette, 200m de la voie verte, 2km du centre nautique, du golf de l'ailette, 6km du Chemin des dames, 18km de Laon, ville mĂ©diĂ©vale et Ă  38km de Reims, ville des sacres et des caves de champagne. Maison entiĂšrement rĂ©novĂ©e et dĂ©corĂ©e pour accueillir... 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La campagne environnante offre de nombreuses possibilitĂ©s de randonnĂ©es ou de balades Ă  vĂ©lo. La pratique de la pĂȘche est possible grĂące aux proches riviĂšres et les amateurs de golf pourront se... 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Il s’agit probablement d’un officier subalterne ou d’un sous-officier ? appartenant au 131e RI qui occupe un poste de chef de section comme le laissent clairement entendre deux passages du texte pp 75 et 80. Le tĂ©moignage de Bonnamy ne permet pas d’établir clairement son appartenance Ă  l’armĂ©e de mĂ©tier ou Ă  celle de conscription. 2 Le tĂ©moignage La SaignĂ©e, E. Chiron, 1920, 157 p. Un dessin signĂ© de l’auteur en premiĂšre de couverture. Une dĂ©dicace A mes camarades du 131e » Une courte prĂ©face, localisĂ©e et datĂ©e Juvincourt-Berry-au-Bac 1917 ». 3 Analyse Le tĂ©moignage de Georges Bonnamy s’apparente Ă  la catĂ©gorie des souvenirs de guerre non recensĂ©s par Cru, ni dans TĂ©moins 1929 ni dans Du TĂ©moignage 1930. Les premiers mots de la prĂ©face situent tout Ă  fait cet Ă©crit dans un genre testimonial particulier parce que critique En Ă©crivant ces pages j’ai voulu surtout rendre hommage au soldat français de la guerre, qui, malgrĂ© les fautes de ses dirigeants entraĂźnant pour lui tant de misĂšres Ă©vitables, est demeurĂ© contre l’adversitĂ© et a su lutter Ăąprement jusqu’à son triomphe. » Souvenirs d’autant plus critiques que Bonnamy met en cause non seulement la conduite de cette offensive par le haut commandement militaire mais Ă©pingle Ă©galement la responsabilitĂ© des politiques en Ă©voquant notamment les polĂ©miques littĂ©raires » qui se dĂ©clenchĂšrent autour de cette offensive avant mĂȘme la fin du conflit. Trois moments trĂšs diffĂ©rents caractĂ©risent ce tĂ©moignage dont la construction est parfois assez dĂ©concertante, alternant des chapitres de narration Ă©vĂ©nementielle aux chapitres d’analyse ou de remĂ©moration. La portĂ©e de ce tĂ©moignage est donc une combinaison complexe alternant Ă  la fois une relation objective de faits guerriers probablement Ă©crite Ă  partir de carnets et un discours d’analyse construit a posteriori, dĂ©jĂ  fortement empreint d’une forme de pensĂ©e reprĂ©sentative de celle de l’ancien combattant. Les six premiers chapitres brossent un tableau gĂ©nĂ©ral de la guerre. Les neuf chapitres suivants sont centrĂ©s exclusivement sur l’offensive du Chemin des Dames de 1917 mais mĂȘlent deux approches diffĂ©rentes. La premiĂšre offre un tableau prĂ©cis de l’offensive du Chemin des Dames du 16 au 29 avril 1917 dans sa partie orientale. Elle fournit une chronologie et une topographie particuliĂšrement prĂ©cises de la pĂ©riode d’engagement de l’unitĂ© Ă  laquelle appartient l’auteur. La seconde partie, originale, offre une analyse rĂ©trospective des insuffisances militaires et politiques qui furent Ă  l’origine de l’échec. L’auteur entend y exposer un point de vue critique sur ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit sur cette offensive au regard de sa propre expĂ©rience vĂ©cue. Cette partie est suivie d’un retour au narratif Ă©vĂ©nementiel portant sur la pĂ©riode de l’aprĂšs combat fin avril et dĂ©but mai, mĂȘlĂ©e de passages plus analytiques Ă©voquant les mutineries ou la justice militaire. Enfin, un dernier chapitre Ă©voque un pĂšlerinage d’aprĂšs guerre sur ce mĂȘme lieu. Chapitres 1 Ă  6 la guerre au quotidien Les six premiers chapitres de ces souvenirs, intitulĂ©s Dans la TranchĂ©e », Les Travaux », Les CorvĂ©es », Les Gaz », les Sapes » et Un Enterrement », offrent un tableau somme toute classique de la littĂ©rature de tĂ©moignage, centrĂ©s sur la vie matĂ©rielle du soldat. Aucune indications temporelles n’y figurent mais quelques indications spatiales assez prĂ©cises permettent de pallier cette lacune par la consultation des JMO ou de l’historique du 131e RI Berry-au-Bac boyau de Hazebrouck au chapitre 2 et Argonne boyaux de Bolante et de la Fille morte aux chapitres 3 et 4. Aucune localisation fiable n’est envisageable pour les chapitres 5 et 6. Ces six premiers chapitres offrent des considĂ©rations gĂ©nĂ©rales sur la guerre. Quelques thĂ©matiques particuliĂšres y sont Ă©voquĂ©es – perception du temps de guerre et Ă©vocation de la camaraderie au front chapitre 1. – importance des travaux et corvĂ©es dans l’économie de la guerre au quotidien chapitres 2 et 3. – importantes pertes occasionnĂ©es par la guerre des mines en Argonne chapitre 3. – guerre des gaz chapitre 4. – qualitĂ© des fortifications allemandes et rĂ©pugnance des troupes françaises aux travaux de fortification ; accidents dus Ă  la manipulation des grenades ennemies chapitre 5. – enterrement d’un camarade chapitre 6. Chapitres 7 Ă  16 le Chemin des Dames d’avril Ă  mai 1917 L’engagement du 131e du 16 au 29 avril L’intĂ©rĂȘt majeur du tĂ©moignage de Bonnamy rĂ©side Ă  n’en pas douter dans la description prĂ©cise et complĂšte de son implication dans l’offensive du 16 avril 1917 au sein de la Xe armĂ©e prĂ©vue initialement pour assurer l’exploitation de la percĂ©e qu’auraient dĂ» produire les deux armĂ©es de rupture, les Ve et VIe armĂ©es. L’auteur Ă©voque d’entrĂ©e les espoirs suscitĂ©s par cette attaque qui devait mettre un terme au conflit Cette offensive ? Elle doit ĂȘtre le terme de nos souffrances, notre dernier effort ; elle doit ĂȘtre victorieuse impĂ©tueusement et conduire l’ennemi Ă  la dĂ©route. On en parle partout et partout on a confiance. » p 55 La prĂ©paration sur le papier ne peut que renforcer cette confiance initiale Tout est scrupuleusement Ă©tudiĂ© et solutionnĂ© et mĂȘme le commandement a poussĂ© la prĂ©voyance jusqu’à nous indiquer le lieu, l’heure et la durĂ©e des pauses que nous devons faire au cours de notre marche en avant ! C’est de la prĂ©voyance qui va peut-ĂȘtre un peu trop loin
 » p 56 Le 15 avril, le 131e quitte son cantonnement de Ventelay et se dirige vers Roucy. Les espoirs semblent confirmĂ©s par le spectacle de la prĂ©paration d’artillerie en cours Plus nous avançons et plus le grondement des canons devient assourdissant ; je suis littĂ©ralement ahuri. » p 57 L’Aisne est franchie et le rĂ©giment s’installe dans des sapes du bois de Beaumarais, en attente d’ordres. L’auteur occupe une position de chef de section il se met Ă  la recherche d’abris capables de protĂ©ger ses hommes et se cherche une sape individuelle, dĂ©jĂ  occupĂ©e par un cadavre
 Cette prĂ©sence inattendue l’oblige Ă  rejoindre ses hommes. L’arrivĂ©e d’un agent de liaison lui permet de connaĂźtre les derniers ordres 
 l’heure H est Ă  6 heures, notre rĂ©giment doit intervenir Ă  H+4, c’est-Ă -dire 10 heures. » p 60 Ce temps d’attente d’avant l’attaque est long et particuliĂšrement difficile Ă  gĂ©rer. On le meuble par des pratiques superstitieuses qui semblent vouloir conjurer le sort Pour nous divertir, quelqu’un propose de jouer Ă  pile ou face nos existence prĂ©caires ! Je lance Ă  mon tour le sou en l’air et le sort me donne pile
 je dois ĂȘtre tuĂ© ; l’impression que je tire de ce jeu n’est Ă©videmment pas bonne. » p 60 Vers 6 heures, l’artillerie française ralentit ses cadences de tir, signe de l’imminence de l’attaque. DĂ©jĂ  les premiers blessĂ©s des armĂ©es de rupture refluent Un trĂšs jeune officier passe prĂšs de nous, trĂšs roide, avec une terrible plaie Ă  la mĂąchoire que ne recouvre aucune compresse ; nous lui demandons si l’affaire se passe bien ; il nous fait signe que oui. Mais nous recueillons en peu d’instants tellement de renseignements contradictoires que nous ne savons que penser. » pp 61-62. La dĂ©ception des espoirs initiaux ne tarde pas Ă  venir A 10 heures, l’ordre de nous mettre en route ne nous est pas donnĂ©, alors nous commençons Ă  douter du succĂšs de l’offensive. La journĂ©e entiĂšre s’écoule ainsi Ă  regarder passer les blessĂ©s, refluer en dĂ©sordre des convois de toutes sortes, des tanks, de la cavalerie. » p 62 La nuit venue, un ordre enjoint l’unitĂ© du tĂ©moin Ă  se porter latĂ©ralement jusqu’au bois Clausade oĂč elle passe la deuxiĂšme journĂ©e de l’offensive Nous sommes complĂštement isolĂ©s dans ce bois et peut-ĂȘtre mĂȘme ignorĂ©s ! Aucune nouvelle du combat qui se livre devant nous n’arrive jusqu’ici ; seule la canonnade nous renseigne vaguement sur la marche des opĂ©rations et nous sommes bien forcĂ©s de reconnaĂźtre que le mouvement de rempli des Allemands ne ressemble guĂšre Ă  une dĂ©route
 Je regarde les plans d’attaque surannĂ©s avec amertume aujourd’hui, nous devrions ĂȘtre Ă  Sissonne ! » p 63 L’officier est dĂ©sorientĂ©, aux sens propre et figurĂ© du terme, par cette nouvelle mission d’oĂč suinte l’improvisation consĂ©cutive Ă  l’échec des armĂ©es de rupture 
 nous ne faisons plus face Ă  nos objectifs primitifs et nous ne possĂ©dons aucun plan ni renseignement du terrain qui s’étend devant nous. » pp 63-64 S’ensuit une marche de nuit confuse qui amĂšne le bataillon sur les rives de la Miette, adorable ruisseau jadis, affreux bourbier de sang et de cadavres ce soir-lĂ . » p 64 Personne ne sait oĂč aller. On pense ĂȘtre dans les lignes ennemies. On reflue pour savoir par la suite que les Ă©lĂ©ments de tĂȘte du bataillon ont simplement croisĂ© une poignĂ©e de prisonniers allemands qui se repliaient vers les lignes françaises. Dans cette confusion qui rĂšgne jusqu’au petit jour, compagnies et sections se sont mĂȘlĂ©es, les hommes se sont Ă©garĂ©s et n’ont eu aucun ravitaillement depuis leur dĂ©part. Il faut attendre le milieu de la matinĂ©e pour qu’un guide envoyĂ© par le commandement emmĂšne le bataillon sur les anciennes positions du 4e RI, jonchĂ©es de cadavres. Il est maintenant acquis que l’armĂ©e d’exploitation va donc simplement servir Ă  combler les pertes des armĂ©es de ruptures durement Ă©prouvĂ©s Nous sommes tous affreusement pĂąles et ce qui nous fait le plus mal c’est de voir autant de Français Ă©tendus et si peu d’Allemands. » p 70 Le 131e RI occupe la tranchĂ©e de la route 44 et s’y enterre, coincĂ© entre les hauteurs de Craonne et Berry-au-Bac-cote 108, toujours tenues pas les Allemands. Le troisiĂšme jour d’engagement est celui de tous les dĂ©couragements Je sens que le moral de la troupe va constamment en s’affaiblissant. Pourtant il Ă©tait solide, il y a trois jours, jamais je ne l’avais vu aussi beau. Ces hommes et leurs chefs Ă©taient partis Ă  l’attaque plein[s] d’enthousiasme, sĂ»rs de leur force et de la dĂ©faite de l’ennemi. » p 73 La lassitude s’installe d’autant mieux qu’ aprĂšs trois jours de marches dĂ©sordonnĂ©es, en tous sens, pĂ©nibles et meurtriĂšres, nous n’avons pas vu l’ennemi, nous ne savons pas mĂȘme oĂč il se trouve et nos pertes sont lourdes ! » p 74 La liaison entre les unitĂ©s voisines n’est mĂȘme pas assurĂ©e il existe des trous » dans le dispositif français. Le chef de bataillon dĂ©cide de partir en reconnaissance en avant avec ses officiers vers le boyau Belt oĂč les Français n’ont jamais mis les pieds mais qui est jonchĂ© de cadavres allemands. De retour vers ses hommes, Bonnamy est chargĂ© d’établir la liaison avec les unitĂ©s voisines qu’il cherche durant une heure dans une parfaite obscuritĂ©. La liaison est enfin accomplie au niveau du boyau de la Somme occupĂ© par des troupes du 76e RI. Les travaux de terrassement dĂ©fensifs peuvent alors commencer. Le jour suivant, vers 8 heures, un feldwebel vient se rendre. Selon ses dires, la situation n’est guĂšre meilleure dans les lignes allemandes oĂč rĂšgnent Ă©galement confusion et fatigue. La journĂ©e est calme car les Allemands qui occupent les hauteurs du Bois des Boches n’ont pas encore dĂ©couvert les nouvelles positions françaises. Mais dĂšs le 20 avril, l’efficacitĂ© des tirs allemands ne cesse de croĂźtre pour atteindre un parfait rendement. Les hommes du 131e RI sont dĂ©sormais dĂ©finitivement Ă©tablis dans une nouvelle guerre d’usure oĂč remuer la terre est un gage de vie. Bonnamy Ă©voque rĂ©trospectivement l’échec du 4e RI devant Juvincourt, position que son rĂ©giment occupe actuellement Courtine de l’Ancien Moulin. Le 4e, sĂ©rieusement Ă©prouvĂ© par ses pertes le 16 avril et peu soutenu par son artillerie, n’a pu ni rĂ©sister aux contre-attaques allemandes ni se maintenir dans cette localitĂ©. Les ordres actuels paraissent tout aussi incohĂ©rents Je m’étonne, en le parcourant, que ce systĂšme de tranchĂ©es ne soit la propriĂ©tĂ© de personne ; cette position dominante est incontestablement prĂ©fĂ©rable Ă  celle que nous occupons. Pourquoi ne nous en emparons-nous pas, il n’y a qu’à avancer ? » p 83 Le commandement, absent des premiĂšre ligne, semble parfaitement ignorer la position des troupes 
 mon opinion et celle des autres petits chefs d’infanterie qui m’environnaient Ă©tait nĂ©gligeable eu Ă©gard Ă  nos grades ne pouvaient avoir d’écho. » p 85 Le 131e est donc condamnĂ© Ă  subir les bombardement allemands jusqu’à sa relĂšve opĂ©rĂ©e le 29 avril par le 313e RI. L’analyse de l’échec L’ùre du tĂ©moin » Je me propose ici de faire connaĂźtre quelques vĂ©ritĂ©s sur l’offensive menĂ©e par les troupes françaises au mois d’avril 1917. Je ne parlerai que du secteur que j’ai vu, mais j’en parlerai sĂ»rement 
 » p 89 On l’aura facilement compris, la position de tĂ©moin visuel, revendiquĂ©e avec force par l’auteur, l’autorise Ă  entrer dans l’analyse des polĂ©miques littĂ©raires » qui Ă©clatĂšrent au sujet de cette offensive bien avant la fin de la guerre, pour y apporter sa propre contribution On dirait qu’une frĂ©nĂ©sie s’est emparĂ©e de tous ces gens qui rĂ©pandent Ă  profusion sans s’en rendre compte, des erreurs et des lĂ©gendes. Ils veulent tous dire leur mot sur cette affaire et ils exposent les faits sous vingt jours diffĂ©rents 
 » p 89 Le premier visĂ© n’est autre que le ministre de la Guerre, Paul PainlevĂ©, qui a fait paraĂźtre dĂšs novembre 1919, La vĂ©ritĂ© sur l’offensive du 16 avril 1917 cf. partie 4. Non, Monsieur PainlevĂ©, vous ne publierez pas toute la vĂ©ritĂ© c’est impossible ! » p 90, lui rĂ©pond l’auteur de La SaignĂ©e. Selon lui, trĂšs pĂ©remptoire sur ce point, seul celui qui a de ses yeux vu a droit Ă  la parole pour Ă©voquer ce qu’on qualifierait sans doute aujourd’hui une forme de micro-histoire Et vous, les historiens de la Grande Guerre, les critiques militaires ineffables, qui avez vu l’offensive d’avril 1917 de fort loin, dans votre bureau et dans vos chaussons, gardez-vous de porter des jugements tĂ©mĂ©raires basĂ©s sur des documents plus ou moins authentiques et, en tous cas, seulement sur des documents ; l’histoire en souffrirait. » p 89 Craignant que les historiens ne pratiquent comme il le faudrait l’analyse critique des documents d’état-major, le tĂ©moin entend leur fournir ici sa version des faits Ă  partir de ce qu’il a pu observer directement. Constatant que nulle part, nous n’avions avancĂ© selon les prĂ©visions du commandement », Bonnamy s’en prend d’abord Ă  la dĂ©fense de Nivelle qui a prĂ©tendu, dĂšs sa comparution devant la commission BrugĂšre, que si le pouvoir politique l’avait laissĂ© mener son offensive jusqu’au terme, celle-ci ne se serait pas forcĂ©ment soldĂ©e par un Ă©chec. LĂ  oĂč Nivelle avait toujours cherchĂ© Ă  minimiser les pertes, Bonnamy entend lui rĂ©pondre, lĂ  encore avec l’autoritĂ© de celui qui Ă©tait Les pertes que nous avons subies pendant cette seconde phase de l’offensive, c’est-Ă -dire pendant la durĂ©e de l’organisation du terrain conquis, furent trĂšs sĂ©vĂšres et quoi qu’il n’en soit fait mention dans les statistiques officielles relatives Ă  l’offensive, je prĂ©tends qu’elles doivent s’y rattacher, elles en sont la consĂ©quence. » p 92 Poursuivant l’analyse des pertes, Bonnamy en soldat aguerri et expĂ©rimentĂ© conclut Mais ce qui est anormal, c’est que nos gains furent hors de proportions avec nos pertes. » p 94 Revenant sur l’engagement de son unitĂ©, le tĂ©moin analyse la conduite de cette opĂ©ration oĂč rien ne se passa selon [les] prĂ©visions » prĂ©paration d’artillerie irrĂ©guliĂšre, non conquĂȘte des hauteurs tenues par les Allemands Craonne, Bois des Buttes et des Boches, cote 108, dĂ©fense obstinĂ©e de l’ennemi, prĂ©sence de blockhaus garnis de mitrailleuses, tanks qui n’ont remplir leur mission, soutien insuffisant de l’artillerie. Quant aux secteurs oĂč une progression a pu ĂȘtre accomplie, l’absence de directives coordonnĂ©es Ă©manant du haut commandement, n’a pas permis de les conquĂ©rir facilement, comme il aurait Ă©tĂ© possible de le faire pour la trouĂ©e de Juvincourt. Les troupes durent s’enterrer sur place, quitte Ă  subir l’écrasement par l’artillerie ennemie. Les modifications des plans initiaux n’ont pas Ă©tĂ© absentes mais elles ont Ă©tĂ© trop lentes, entraĂźnant avec elles la confusion inĂ©vitable. » p 104 A la question de savoir pourquoi l’offensive fut mal montĂ©e, l’auteur rĂ©pond en pointant les conditions mĂ©tĂ©orologiques dĂ©plorables, la fatigue des combattants avant mĂȘme leur engagement, le dĂ©sordre ambiant, les mauvaises liaisons entre l’état-major et la troupe, l’insuffisance en nombre et l’imprĂ©paration des tanks. Mais Bonnamy ne se contente pas de remettre en cause les bĂ©vues du haut commandement, il Ă©voque Ă©galement les dĂ©faillances des Ă©chelons infĂ©rieurs au cours de l’affaire de Sapigneul, un commandant avait emmenĂ© les plans d’engagement d’une partie de la Ve armĂ©e qui fut pris par les Allemands. Le plan d’attaque gĂ©nĂ©ral n’en fut pas pour autant modifiĂ©. Bonnamy ne donne toutefois pas raison au gouvernement de reprocher Ă  l’ancien commandant en chef de lui avoir cachĂ© ce fait Or, je dis que le gĂ©nĂ©ral en chef Ă©tait seul juge de cette affaire et qu’il a bien fait de prendre une dĂ©cision sous sa responsabilitĂ©, le Gouvernement Ă©tant incapable d’avoir une opinion personnelle Ă  ce sujet. » p. 108 Il semble ignorer ou, du moins, nĂ©gliger, puisqu’il a lu les Ă©crits de PainlevĂ©, l’existence de la confĂ©rence de CompiĂšgne du 6 avril oĂč l’existence de ce fait aurait dĂ» ĂȘtre portĂ© Ă  la connaissance des autoritĂ©s gouvernementales, l’affaire de Sapigneul ayant eu lieu deux jours avant ladite confĂ©rence. Parfois dĂ©fenseur de valeurs purement militaires, il ne peut que dĂ©plorer l’absence de dĂ©cisions tranchĂ©es qui ont caractĂ©risĂ© du dĂ©but Ă  la fin cette offensive du cĂŽtĂ© des politiques Mon avis est que ou bien le gĂ©nĂ©ral Nivelle Ă©tait reconnu incapable, et il fallait le remplacer ; ou bien on lui faisait confiance, et, dans tout ce cas, il fallait le laisser agir seul jusqu’au bout. Ces atermoiements et ces colloques n’ont pu que le gĂȘner. » p 114 Le tĂ©moin a-t-il lu les thĂšses dĂ©fendues par les proches de Nivelle, dont celles du commandant De Civrieux ? Ce n’est pas impossible cf. partie 4. Evoquant sans jamais le citer explicitement la polĂ©mique nĂ©e autour de la parution dans le Collier’s national Weekly – un hebdomadaire amĂ©ricain Ă  fort tirage qui dĂ©fendit les thĂšses de Nivelle contre celles de PainlevĂ© – Bonnamy n’en poursuit pas moins sa dĂ©monstration Ă  charge, dĂ©monstration oĂč chacun d’ailleurs en prend pour son grade
 Dans cet article, Wythe Williams avait prĂ©tendu que la prĂ©sence de parlementaires Ă  l’observatoire de Roucy et non Roncy, comme l’indique le texte avait provoquĂ© une intervention directe du ministre de la Guerre pour mettre fin Ă  l’offensive. Nuançant les thĂšses des uns et des autres, Bonnamy n’en tranche pas moins la question en dĂ©clarant qu’ il est prouvĂ© que la prĂ©sence de ces douze parlementaires au front [dont Clemenceau, Ferry, Doumer, Favre et Renaudel] n’a pas eu pour effet de provoquer une intervention politique. » pp 117-118 Il n’en dĂ©plore pas moins la prĂ©sence de ces chefs de l’Etat constituaient une gĂȘne pour les gĂ©nĂ©raux dirigeant les opĂ©rations, et les attitudes qu’ils ont eues ont pu influer sur les dĂ©cisions prises. » p 117 Se mettant, parfois un peu naĂŻvement, Ă  la place du commandant du GAR, il poursuit en dĂ©clarant Mon avis est que ces parlementaires ont follement commis une grande faute en se rendant sur le front de l’attaque. Je ne sais si le gĂ©nĂ©ral Micheler eut beaucoup de plaisir Ă  les avoir auprĂšs de lui, ou s’il les a subis par respect, mais ce que je sais bien, c’est que je n’aurais pas tolĂ©rĂ© leur prĂ©sence une minute, que je les aurais renvoyĂ© purement et simplement Ă  leurs propres affaires, Ă  leurs chiffons de papier ». J’aurais Ă©vitĂ© d’ĂȘtre ainsi gĂȘnĂ© par les mouches du coche ! » p 117 Il semble toutefois ignorer combien le commandant du GAR cultivait Ă  souhait les soutiens politiques dont le principal n’était autre qu’Antonin Dubost, le prĂ©sident du SĂ©nat. Reprenant le flambeau de celui qui y Ă©tait », Bonnamy a alors beau jeu de dĂ©noncer ce qu’il juge ĂȘtre la semi-couardise des parlementaires prĂ©sents Ă  Roucy Voulaient-ils plus simplement encourager les soldats de leur prĂ©sence ? Oh ! la belle pensĂ©e ! Mon rĂ©giment, allant Ă  l’attaque, est passĂ© dans Roncy la veille du 16 avril ; il Ă©tait nuit, et je n’ai pas aperçu les parlementaires, et, les aurais-je vus, que je n’en n’aurais pas eu plus de courage. » pp 118-119 Nous sommes lĂ  au cƓur d’un discours ancien combattant, construit aprĂšs la guerre et empreint d’un anti-parlementarisme de circonstance
 L’aprĂšs combat Reprenant la narration Ă©vĂ©nementielle, Bonnamy s’attache alors Ă  dĂ©crire la pĂ©riode qui suit immĂ©diatement l’engagement du 131e. Les hommes sont extĂ©nuĂ©s de fatigue mais ne s’en chargent pas moins d’un prĂ©cieux butin de guerre pris aux Allemands p 121. Dans un passage qui ne va pas sans rappeler les souvenirs de TĂ©zenas du Montcel pour un secteur voisin L’Heure H. Etapes d’infanterie, Valmont, 1960, il dĂ©crit le soulagement de l’aprĂšs combat et ce bonheur de sortir vivant de la bagarre » p 121. L’unitĂ© se rend nuitamment au Bois des Boches, rĂ©cemment reconquis, s’y perd pour retrouver enfin la route de Pontavert. Le repos se fera Ă  Vantelay oĂč le rĂ©giment doit entrer musique en tĂȘte sous l’Ɠil du colonel qui tient beaucoup Ă  ce retour en fanfare. » p 127 La fatigue des hommes provoque plutĂŽt un triste dĂ©filĂ©. » Les lieux de cantonnement sont des baraquements vermoulus et branlants, sans fenĂȘtres souvent, et qui s’érigent au milieu d’un lac de boue. » p 129 Les hommes sont pour la majoritĂ©, peu enclins Ă  bavarder ». On cherche avant tout le sommeil. Les troupes sont mĂ©contentes de leurs chefs. Elles doutent de la victoire », apprennent que les permissions sont suspendues et dĂ©plorent les piĂštres conditions matĂ©rielles qui leur sont rĂ©servĂ©es au repos. Elles sont Ă©galement mĂ©contentes du gouvernement » car des rumeurs de paix avec l’Allemagne et de mauvais traitements Ă  l’égard de leurs femmes et leurs enfants se rĂ©pandent probablement la rumeur des Annamites. Puisque les permissions sont suspendues et que les journaux n’arrivent plus, les soldats les tiennent pour exactes. » p 133 Reprenant Ă  son compte l’intrusion d’agents secrets, provocateurs de troubles » chĂšre au commandement, l’auteur nuance son propos en disant que leur action a Ă©tĂ© postĂ©rieure Ă  la dĂ©moralisation de l’armĂ©e » pp 133-134 Son rĂ©cit est lĂ  encore contaminĂ© par des rĂ©surgences mĂ©morielles de l’aprĂšs guerre, avec un Ă©loge du commandement et de la mĂ©thode PĂ©tain p 134. Son tĂ©moignage direct sur les mutineries est plutĂŽt concis voire rĂ©servĂ© sur ce point particulier Au milieu de cette ambiance, mon rĂ©giment, malgrĂ© son dĂ©sordre apparent, conserva son sang froid et se contenta de protester par des paroles. » p 135 Le 131e, bien que n’ayant pas terminĂ© sa pĂ©riode de repos, va ĂȘtre appelĂ© Ă  remonter en ligne. Ce qui provoque un surexcitation insolite » des clameurs s’élĂšvent au moment oĂč la musique rĂ©gimentaire joue, l’arrivĂ©e du colonel est l’occasion de rĂ©clamer des permissions. Le lendemain, montant en ligne, les hommes entonnent la chanson de Craonne mais une fois arrivĂ©s aux tranchĂ©es tout rentre dans l’ordre, les retardataires rejoignent peu Ă  peu leur unitĂ©, bientĂŽt la bonne volontĂ© et la discipline renaĂźt partout. » p 136 Dans un chapitre intitulĂ© Les conseils de guerre aux armĂ©es », Bonnamy renoue avec un rĂ©cit analytique et gĂ©nĂ©raliste. Selon le tĂ©moin Ă  qui il 
 a Ă©tĂ© donnĂ© d’assister plusieurs fois Ă  de pareils jugements » p 138, cette justice 
 a Ă©tĂ© rendue souvent dans de mauvaises conditions de labeur, avec une prĂ©cipitation outrageante et sans une conception de la grandeur de la tĂąche entreprise et de la responsabilitĂ© encourue. On a produit des jugements le plus souvent avec un minimum de temps, d’efforts et d’arguments ; on a jugĂ© des faits, on n’a pas jugĂ© l’homme. » p 137 Bonnamy reproche Ă  ces tribunaux militaires la piĂštre qualification des juges, une mĂ©connaissance des dossiers, des manquements Ă©lĂ©mentaires au code de justice, des vices de formes et la prĂ©sence d’avocats commis d’office Ă  qui on n’a pas laissĂ© le temps de prĂ©parer une vĂ©ritable dĂ©fense. Illustrant son propos par deux exemples qu’il connut directement, Bonnamy en conclut que les grands griefs que l’on peut retenir contre cette justice sont qu’elle ne s’entourait pas de toutes les compĂ©tences dĂ©sirables et qu’elle Ă©tait hĂątivement rendue – au contraire de la justice civile ! » p 142 Evoquant ensuite la constitution des corps francs en rĂ©ponse aux Stosstruppen allemands, le tĂ©moin constate qu’ aprĂšs avoir Ă©tĂ© trĂšs en vogue dans l’armĂ©e française, [ils] tombĂšrent dans le marasme et Ă  peu prĂšs dans l’oubli. » Ce sont en gĂ©nĂ©ral d’assez mauvais sujets au caractĂšre intraitable que la guerre n’avait pas contribuĂ© Ă  rendre meilleur. » p 143 La crĂ©ation des compagnies franches posa rapidement des problĂšmes au commandement En ligne ils accomplissaient avec entrain toute mission donnĂ©e, mais au repos ils estimaient avoir droit Ă  la plus complĂšte tranquillitĂ©. » p 144 Souvent ivres, ils sont peu disciplinĂ©s et peu respectueux des hiĂ©rarchies en place. Leur rapide disparition correspondit Ă  un rĂ©el soulagement pour le commandement. Le chapitre Une attaque » dĂ©crit un engagement qui s’est trĂšs probablement dĂ©roulĂ© Ă©galement sur le Chemin des Dames. Aucune indication temporelle ni topographique ne figurent dans ce rĂ©cit de combat. Il pourrait s’agir de l’attaque du 21 novembre 1917 visant Ă  la reconquĂȘte du saillant de Juvincourt, briĂšvement Ă©voquĂ©e dans l’historique du 131e. Bonnamy qualifie cette attaque d’ opĂ©ration de dĂ©tail comportant la rĂ©duction d’un saillant ennemi ». Elle est prĂ©cĂ©dĂ©e d’une forte prĂ©paration d’artillerie. Il justifie son succĂšs par le fait que toutes les opĂ©rations de faible envergure ainsi conçues et exĂ©cutĂ©es ne peuvent que rĂ©ussir, car la lutte est trop inĂ©gale pour qu’il en soit autrement. » p 151 Chapitre XVI PĂšlerinage Le dernier chapitre du tĂ©moignage de Bonnamy laisse entiĂšrement la parole Ă  l’ancien combattant. Les souvenirs qu’il est revenu quĂ©rir sur le Chemin des Dames sont tous empreints d’une amertume teintĂ©e d’une certaine forme de nostalgie. De retour sur les lieux oĂč il combattit et oĂč nombre de ses camarades reposent encore, il y dĂ©nonce le retour Ă  la vie dans ce qui restera pour lui Ă  jamais un ancien champ de bataille devenu un sanctuaire sacrĂ© Des Ă©trangers y sont venus, profanateurs de nos misĂšres et de nos souvenirs terribles ; ils y sont encore, ils grouillent en tout sens en s’appelant et en riant
 et j’ai envie de leur crier de respecter ces lieux meurtris 
 Je les fui[s] et je cours dans le dĂ©dale des tranchĂ©es me rĂ©fugier au cƓur de ce champ de bataille. LĂ , personne n’est venu, personne ne viendra, car c’est loin, inconnu et dĂ©sert, car cela n’est rien pour eux »  pour moi c’est tout un lambeau de ma vie, lambeau atroce ! » p 154 4 Autres informations – Anonyme, Historique succinct du 131e RI – De Civrieux commandant, L’offensive de 1917 et le commandement du gĂ©nĂ©ral Nivelle, Van Oest, 1919, 269 p. – Jagielski et D. Rolland, En terminer avec l’affaire du Chemin des Dames ? La commission BrugĂšre 1917-1927 », Bulletin de la FĂ©dĂ©ration des SociĂ©tĂ©s historiques et archĂ©ologiques de l’Aisne, Ă  paraĂźtre sur l’affaire des parlementaires prĂ©sents Ă  Roucy et sur les polĂ©miques dĂ©clanchĂ©es par l’article du Collier’s national Weekly. – P. PainlevĂ©, La vĂ©ritĂ© sur l’offensive du 16 avril 1917, La Renaissance politique, littĂ©raire, Ă©conomique, novembre 1919, 107 p. et Comment j’ai nommĂ© Foch et PĂ©tain, FĂ©lix Alcan, 1923, 424 p. Jagielski, 17/02/10 Le Chemin des Dames Le Chemin des Dames, une dĂ©cision catastrophique. Nous sommes le 6 avril 1917. Le gĂ©nĂ©ral en chef Robert Nivelle a Ă©tĂ© nommĂ© en dĂ©cembre 1916 pour prĂ©parer une attaque massive au printemps 1917. Il a prĂ©vu d’attaquer avec 800 000 hommes et 3 000 canons le 16 avril au Chemin des Dames. Depuis que le plan est divulguĂ©, beaucoup d’officiers et de gĂ©nĂ©raux ont fait connaĂźtre leurs rĂ©ticences au gouvernement. Le ministre de la Guerre, Paul PainlevĂ©, rĂ©cemment nommĂ© Ă  la suite de la dĂ©mission de Lyautey – qui ne croyait pas lui non plus au plan Nivelle – a clairement pris parti contre le plan Nivelle, aprĂšs une enquĂȘte approfondie. Le prĂ©sident de la RĂ©publique Raymond PoincarĂ©, lassĂ© de ces dĂ©bats et disputes qui affaiblissent l’armĂ©e et le commandement, a convoquĂ© une ultime rĂ©union pour dĂ©battre et dĂ©cider de lancer l’attaque ou pas. Un dialogue tendu oĂč le destin de la France se joue dans une dĂ©cision incertaine. PAINLEVÉ, Ă  PoincarĂ© Monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique
 POINCARÉ CafĂ© ? PAINLEVÉ Merci. Monsieur le prĂ©sident, je vous suis reconnaissant d’avoir organisĂ© cette rĂ©union Ă  quelques jours de l’éventuel dĂ©clenchement de l’attaque du Chemin des Dames. POINCARÉ Je ne sais s’il y a lieu de s’en rĂ©jouir, monsieur le ministre de la Guerre. Mais il le fallait. Votre opposition au gĂ©nĂ©ral en chef est devenue publique, la Chambre ne parle que de cela. Un peu de cafĂ© monsieur le prĂ©sident du Conseil ? RIBOT Non merci. Un temps Oh pardon. Ça, la Chambre est trĂšs nerveuse. PAINLEVÉ Trois ans de guerre ! Qui aurait pu imaginer cela en 1914 ? POINCARÉ, il goĂ»te le cafĂ© Il est tiĂšde. À PainlevĂ©. Loin de moi l’idĂ©e de vous faire des reproches, monsieur le ministre, mais si vous connaissiez l’art de la guerre aussi bien que les mathĂ©matiques
 PAINLEVÉ, qui l’interrompt Je sais, la victoire serait acquise. POINCARÉ En effet. PAINLEVÉ Il n’est pas facile de discuter avec le gĂ©nĂ©ral Nivelle. MĂȘme pour vous. POINCARÉ, Ă  Ribot Vous n’avez jamais apprĂ©ciĂ© ni mĂȘme soutenu notre nouveau gĂ©nĂ©ral en chef, monsieur le prĂ©sident du Conseil. À PainlevĂ© CafĂ© ? PAINLEVÉ Non merci. Monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique, je ne suis ministre de la Guerre que depuis trois semaines. Je n’ai guĂšre eu le temps de prendre Nivelle en grippe. Mais il se trouve
 POINCARÉ qui l’interrompt Il se trouve, PainlevĂ©, qu’en trois semaines, vous avez eu le temps de dĂ©stabiliser le commandement. 
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